20. I live in France but I come from Serbia. TV Addict. I love Jesse Pinkman and Mickey Milkovich more than everything, my poor babies.

 

tvscritics:

Shameless (USA)

Tout est dans le titre, cette dramédie débridée, c’est du génie, une bête de compétition, si je me suis difficilement laissé entraîner dans ce foutoir, je sais que je viens tout juste de finir la deuxième saison en un éclair. Paul Abbott m’a littéralement jeté à la figure un show inclassable, alors d’accord, les dimensions drama et comique sont incontestables, mais j’aimerais ajouter ceci: “realistic”. Pourquoi? Parce que ce show nous met face à une société qui évolue, on retrouve un père absent, Frank Gallagher, alcoolique, passif, merdique, mais attendrissant, il fuit ses responsabilités et laisse le nursing à son aînée, Fiona, maîtresse de “maison”, responsable, forte, elle s’occupe de ses 5 sœurs et  frères, dans un bordel innommable où l’amour fraternel semble prédominer sur l’insalubrité, il vit de ses chèques d’invalidités un temps, elle vit au jour le jour, il passe ses journées au bar, elle passe ses journées à s’occuper de sa famille, deal, je suis convaincu, l’histoire sonne vraiment niaise, mais comme je l’ai dis, c’est du réel, pas d’additifs. S’il devait y avoir une famille type, rattachée au sombre scénario selon lequel, les parents fuient leur responsabilités et les enfants se démerdent, les Gallagher en seraient la famille porte-drapeau.

Comme mentionné, mine de rien, j’ai eu du mal à m’y mettre, un peu superficiel sur le début peut-être. J’ai (mal) interprété les premiers épisodes (et le générique) comme une autre série d’inspiration YOLO, finalement on s’y fait, préparez vous à voir quelque scènes salaces, rien de méchant, mais comprenez que ce show a une légère tendance à décupler des réactions d’ados, un peu comme tous les autres vous me direz. On retrouve ici tous ce qu’on veut voir dans une bonne dramédie décomplexée, un jeune homosexuel en proie à un monde fraîchement secoué par la vague LGBTQ, un monde cruel et sordide qui n’ouvre qu’un oeil sur ses quelques 7 milliards 200 millions de voisins, une famille qui se bat contre la précarité comme du boss dans Mario, avec le sourire, car quand on est au fond du trou, on ne tombe pas plus bas. Je crois qu’avant tout Shameless transmet un message, “CHILL OUT”, et qu’il est bon en regardant un épisode, de rire des mésaventures de cette famille de bras-cassés malgré eux en relativisant les nôtres.

En parallèle, viennent se greffer: histoires d’amour, bagarres, problèmes sociaux, arrestations, aléas de la vie et mort, de quoi bosser un drama permanent, et c’est aussi ce qui m’a plut dans Shameless, pas de repos pour chacun des personnages, il faut toujours être aux aguets, vous suivez une famille de Chicago aux journées chargées, tout ne se passe pas comme vous voudriez que ça se passe, mais les issues aux merdiers inventés par le scénariste sont propres. Vous avez en face de vous un casting de choix, Showtime a été cru sur le script, mais mesuré sur le casting, les rôles sont travaillés, aucun rôle vague, aucun rôle useless, que des numéros 10. Le format est lourd (45 minutes) mais le choix est censé, s’y lancer c’est définitivement s’engager jusqu’au final, cette série m’a été suggérée par une lectrice via “contact”, et honnêtement, merci, de plus, un 9.5/10 en score final, donné par près de 900 initiés sur la page SeriesAddict de la série, rare but it worth it.

Le show est renouvelé pour une cinquième saison, je n’y suis pas encore mais j’y crois dur comme fer, alors n’hésitez pas une seconde, et à bientôt sur TVS! 

skeletonflight:

AU The Fault In Our Stars where Hazel Grace succumbs to the cancer and dies and in the last scene all you see is Augustus standing out side with a cigarette between his lips and a hand slowly reaching up to light it.

elphabaforpresidentofgallifrey:

brydeswhale:

Moment of silence for all the great first seasons that led to terrible shows.

a moment of greater silence for all the first seasons that could have led to greater shows but were canceled